(Edition 97/2 page 26)

Longévité de toute évidence supérieure à 20 ans

Toitures Derbigum sous la loupe

A la demande de la société Imperbel et de Performance Roof Systems SA, l'unité de production du Derbigum à Perwez, le Centre Scientifique et Technique de la Construction (CSTC) a soumis un nombre de toitures Derbigum à une inspection approfondie. Les résultats sont très positifs et démontrent entre autres que la longévité d'une étanchéité en Derbigum est de toute évidence supérieure à 20 ans.

Tenant compte de leur age, de la situation géographique, du type de support et de la présence ou non d'isolation, le CSTC a choisi 20 toitures parmi une liste de 50, qui ont été réalisées entre 1974 et 1991. Les toitures retenues ont fait l'objet:

Afin d'estimer le comportement dans le temps de la membrane Derbigum sur toiture on a considéré les observations sur les toitures et déterminé en laboratoire les caractéristiques principales des membranes et des jonctions, entre les lés. On a également pris en compte la résistance au vent du complexe de toiture et la masse volumique et la teneur en humidité des matériaux d'isolation.

L'examen visuel

Lors de l'examen visuel les examinateurs ont pu constater que l'aspect extérieur des toitures est peu sensible au vieillissement et que l'état de surface des toitures étudiées reste très bon voire impeccable. Les joints longitudinaux et transversaux s'avèrent en bon état et on n'a pas constaté de détériorations aux raccords et aux finitions, malgré qu'ils n'ont pas toujours été exécutés conformément à la NIT191.

S'il y a quand même des défauts, ils sont surtout liés à des options prises lors de la conception comme par exemple des mauvaises implantations des avaloirs ou peu ou absence d'une pente, ce qui implique la formation des flaques ou une stagnation importante d'eau. Certains chantiers présentent également des salissures dues principalement au manque de pente et d'entretien, mais ces facteurs n'ont néanmoins pas influencé l'état de la membrane d'étanchéité.

Essais in situ

Afin de mesurer l'adhérence de l'étanchéité et/ou de l'isolation, des plaquettes métalliques (150 mm x 150 mm ) sont collées sur la membrane aux endroits de la toiture les plus sollicités par le vent. On découpe la membrane et l'isolant éventuel suivant le périmètre de ces plaques et l'on procède ensuite à l'essai d'arrachement avec un dynamomètre du type 'Satec'. Les valeurs mesurées varient de 6 kPa pour une membrane collée sur un isolant en panneau de perlite (1979) et 231 kPa pour une membrane collée sur béton cellulaire (1974). Les valeurs de calcul pour l'action du vent se situent généralement entre 0,3 et 3 kPa.

Essais en laboratoire

Les échantillons de la membrane ont été soumis en laboratoire à l'essai de traction-allongement et de pliage à basse température tandis que les joints ont subi des essais de pelage et de cisaillement. Lors de l'essai de traction et allongement à la rupture de la membrane, on a constaté des petits écarts entre les résultats et les valeurs mentionnés dans l'ATG, mais l'étude a démontré qu'ils n'ont pas de répercussion sur la longévité de la membrane. Lors de la mesure de la souplesse à basse température on a pu constater que les résidus des produits d'adhérence sur la face inférieure du matériau influencent négativement la mesure. Lorsque que l'on a pu prélever des éprouvettes avec un minimum de résidu de cette adhérence, les valeurs de pliage sont toujours inférieures à 0oC.

La valeur moyenne de l'essai de pelage effectué sur les différentes jonctions entre les lés varie de 27 à 168 N/ 50 mm. Lors de l'essai de cisaillement on a constaté 2 types de rupture: un glissement de la jonction ( valeur moyenne autour de 350 N/50 mm ) ou la rupture de la membrane en dehors de la jonction des lés (valeur moyenne autour de 580 N/ 50 mm). Les écarts enregistrés résultent vraisemblablement de l'exécution de la jonction.
La teneur en humidité était toujours inférieure à 2% et dans le cas où elle a été constatée, elle trouvait son origine dans l'absence d'un écran pare-vapeur.

Conclusion

Sur les 20 toitures examinées, exécutées entre 1974 et 1991 et de compositions différentes, aucun défaut a été constaté dans la membrane et dans les jonctions entre les lés, malgré la diversité des applicateurs. L'étanchéité de la couverture est restée assurée, même en état sali et en présence de stagnation d'eau. Se basant sur les résultats de cette étude, on peut finalement considérer que la longévité de la membrane Derbigum est de toute évidence supérieure à 20 ans.


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