(Edition 98/7 page 48)
Comme dans toute toiture, il est particulièrement important, dans la toiture Sarking, d'assurer la continuité de la couverture, de la sous-toiture, de l'isolation thermique et de l'étanchéité à l'air au niveau des ouvrages de raccords. La pose des matériaux de couverture et leurs supports est comparable à celle préconisée pour les toitures traditionnelles. Par contre, la réalisation des fonctions de sous-toiture, d'isolation thermique et d'étanchéité à l'air, est spécifique au procédé Sarking, car l'isolant, à lui seul, peut assurer ces trois fonctions. De plus, cette technique impose de tenir compte de l'épaisseur supplémentaire apportée par l'isolant.
Les figures ci-après donnent des exemples de réalisation de différents égouts et rives de toitures s'appuyant sur des murs pleins ou creux isolés thermiquement. Dans le cas d'isolation de murs pleins, les panneaux isolants sont placés du côté extérieur du mur (situation idéale); cependant, la technique Sarking peut s'appliquer sur un mur plein isolé par l'intérieur pour des raisons urbanistiques et/ou esthétiques en sachant toutefois que ce système d'isolation du mur sollicite davantage celui-ci au point de vue hygrothermique.
La réalisation d'égout avec gouttière (Fig. 3) est moins coûteuse et son entretien plus aisé; de plus, s'il est en saillie par rapport à la façade, il protège le mur gouttereau contre les pluies battantes et les débordements éventuels dus à un encombrement de la gouttière.
Quelques points de mise en oeuvre spécifique au procédé Sarking sont à préciser:
Cette façon de procéder diminue la hauteur de la seconde bavette (Fig. 3, no 10), ce qui permet, d'une part, une récupération efficace des eaux de pluies et, d'autre part, une amélioration de l'esthétique du pied de toiture.
Dans tous les cas, il y a lieu de placer, afin d'éviter les ponts thermiques, une isolation complémentaire à l'intérieur sur la panne sablière et entre les chevrons; cette isolation complémentaire assure également l'étanchéité à l'air au niveau de la ligne d'égout.
Enfin, d'une manière générale, il est recommandé de procéder annuellement, à la fin de l'automne et de l'hiver, à l'entretien de ces systèmes de récupération d'eaux.
Si la rive en saillie présente l'avantage de limiter l'impact des pluies battantes sur le mur pignon, elle présente, par contre, l'inconvénient d'un coût de réalisation et d'entretien plus important de la planche et du plafond de rive. L'isolation de la toiture peut éventuellement s'arrêter au niveau de l'isolation du mur de pignon mais dans ce cas, la fonction sous-toiture assurée par l'isolant lui-même ne l'est plus sur la largeur de la saillie.
Un autre exemple de rive se rencontre au droit des pénétrations: il s'agit de la rive latérale en butée qui se rencontre à l'intersection d'une cheminée, d'une joue lucarne (Fig. 6), d'un mur en surélévation,.. et de la partie courante de la toiture.
Dans ce cas, il est important d'assurer la continuité des fonctions isolation thermique, sous-toiture et étanchéité à l'air entre la pénétration et la partie courante de la toiture.
Pour ce, il est nécessaire d'isoler la partie verticale de la pénétration et de réaliser une jonction étanche à l'eau et à l'air entre l'isolant de la pénétration et celui de la partie courante. Cette jonction étanche sera réalisée par un joint mastic souple.